LETTRES A ISABELLA TEOTOCHI
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« Veux-tu le connaître, lecteur ? Vois son Voyage d’Egypte, il s’y est dépeint, il ne pouvait peindre avec plus de vérité son âme, comme le Titien un visage ». Dame vénitienne et femme de lettres, Isabella Teotochi présente ainsi celui qui fut son amant, puis son tendre ami, celui qui a entretenu une correspondance avec elle pendant une trentaine d’années : Dominique Vivant Denon.
On ne savait que peu de choses sur cette liaison de Denon avec Isabella avant la découverte de ses lettres à sa « chère Bettine ». Cette correspondance éclaire une période restée obscure de la vie du « père du Louvre » : son deuxième séjour en Italie, où il demeura de 1788 à 1793, jusqu’à ce qu’il fût contraint par l’Inquisition de s’enfuir de Venise, suspect de sympathies jacobines.
Ces lettres racontent aussi la grande période « parisienne » de Vivant Denon, qui n’éprouve aucune difficulté à s’insérer dans la société transformée par la Révolution. Nommé directeur du Louvre en 1802, il devient un personnage influent qui suit Napoléon dans ses campagnes. Cependant, il ne cesse de rêver à « Bettine et Venise ».
Cette étonnante correspondance du souvenir, dont on ne trouve pas d’équivalent chez les grands épistoliers de l’époque, révèle des facettes insoupçonnées de la personnalité ô combien brillante et complexe de Vivant Denon.
On ne savait que peu de choses sur cette liaison de Denon avec Isabella avant la découverte de ses lettres à sa « chère Bettine ». Cette correspondance éclaire une période restée obscure de la vie du « père du Louvre » : son deuxième séjour en Italie, où il demeura de 1788 à 1793, jusqu’à ce qu’il fût contraint par l’Inquisition de s’enfuir de Venise, suspect de sympathies jacobines.
Ces lettres racontent aussi la grande période « parisienne » de Vivant Denon, qui n’éprouve aucune difficulté à s’insérer dans la société transformée par la Révolution. Nommé directeur du Louvre en 1802, il devient un personnage influent qui suit Napoléon dans ses campagnes. Cependant, il ne cesse de rêver à « Bettine et Venise ».
Cette étonnante correspondance du souvenir, dont on ne trouve pas d’équivalent chez les grands épistoliers de l’époque, révèle des facettes insoupçonnées de la personnalité ô combien brillante et complexe de Vivant Denon.
LETTRES A ISABELLA TEOTOCHI

